Pirates des Caraïbes RPG : A la recherche de l'eau de jouvence.
 
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 De bon matin sur la plage...

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Eleanor Montgomery

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MessageSujet: De bon matin sur la plage...   Mar 19 Juin - 22:32

Le soleil de ces régions à la chaleur parfois accablante plombait sur la plage. Il n'était pas bien tard dans l'avant-midi et, déjà, on ne pouvait se prétendre ailleurs que dans les exotiques Caraïbes. De nature matinale, la jeune Eleanor avait quitté son domicile alors que les premiers rayons dorés perçaient le voile nocturne. Au départ, elle n'avait fait que sillonner les rues sans but, fredonnant avec la symphonie des différents bruits qu'on ne pouvait entendre qu'à cette heure. Elle avait fait un rêve merveilleux et s'était levée de bonne humeur, cela pouvait se voir à son sourire et à la légèreté avec laquelle elle agissait. Un pas presque dansant, une mélodie aux lèvres, elle ne semblait pas se soucier de l'ambiance peu réjouissante qui planait depuis quelques temps sur Port-Royal. Le nombre de pendaisons avait augmenté ? Et alors ? Pour Eleanor, cela signifiait seulement un monde qui se sécurisait de jour en jour. Peut-être, dans quelques années, pourrait-elle retourner en Angleterre sans risquer d'être attaquée par les pirates. Cela faisait déjà quatre ans qu'elle rêvait d'un tel voyage. Toutefois, pour le moment, il valait mieux ne pas gâcher son moral avec ce genre de choses.

« Lord Thomas était un forestier audacieux
Et le gardien fidèle des cerfs du roi
Eleanor La Juste était une fille fort aimable
Lord Thomas l'aimait de tout son coeur.

Je dois choisir maintenant, chère mère, dit-il
Oui, je dois me résoudre cette fois
Épouserais-je la fille brune
Ou ramènerais-je Eleanor chez moi ?

La fille brune a une maison et des terres
Eleanor La Juste n'en a pas
Alors je veux que, sans attendre,
Tu ramènes la fille brune chez moi...
»

La jeune fille cessa de chanter alors qu'elle atteignait la plage. * Cette chanson était affreusement longue *, pensa-t-elle aussitôt. En effet, la chanson était composé de dix-neuf autres couplets qui racontaient comment la fille brune avait assassinée Eleanor La Juste, puis comment Lord Thomas avait tué la fille brune et s'était ensuite donné la mort. Elle adorait cette chanson -malgré le fait que tout le monde y mourait. Bref. Eleanor venait d'atteindre la plage, où un garde solitaire fixait l'horizon. C'est avec un sourire aimable qu'elle le salua tout en continuant sa route. La plage lui semblait plus joyeuse que la ville elle-même ; les gens étaient tellement grincheux ces temps-ci. D'ailleurs pourquoi les gens étaient-ils si déprimés ? La jeune fille portait une robe très simple blanc-crème et ses cheveux étaient maladroitement tressés ; sa natte blonde reposait sur son épaule droite. Elle s'était aussi coiffée d'un chapeau de paille, retenu délicatement sous son menton par un large ruban de soie assorti à sa robe. Dans ses mains se trouvait un livre à la reliure de cuir très abîmée, les pages parcheminées jaunies par le temps étaient déchirées par endroit. Il s'agissait d'un recueil de poésie ; Eleanor l'avait reçu pour son anniversaire deux ans plus tôt. Ses soeurs avaient dépensés une fortune pour cet ouvrage. La demoiselle l'ouvrit au hasard et posa les yeux sur la page. Elle avait préféré la beauté matinale jusqu'à maintenant, mais comme elle venait de se rendre compte que son petit monde joyeux et ensoleillé se remplissait de gens déprimés et peu enclins à lui rendre un sourire, il valait mieux se plonger dans la lecture. De temps à autre, elle levait les yeux pour s'assurer d'être toujours seule. Elle se remit à fredonner distraitement en lisant, jusqu'à ce qu'elle trébuche malencontreusement sur une pierre et échappe son livre. Avec un "zut" sonore, elle s'agenouilla dans le sable pour ramasser son précieux recueil, mais un pied se posa sur celui-ci. Sans relever la tête, elle lança :

« Veuillez m'excuser, mais vous marchez sur mon livre. »

Voilà qui ferait un beau souvenir de ce matin surtout...Une trace de botte sur la couverture de son livre. Attendant impatiemment que ce pied se retire, Eleanor posa la main à plat tout près du livre.

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Dernière édition par le Ven 22 Juin - 4:07, édité 1 fois
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James Norrington
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 4:00

C'était un matin particulièrement ravissant, le soleil aux rayons réconfortants et le ciel d'une couleur appaisante, quelques petits nuages blancs parcourant doucement au dessus de la ville de Port Royal, grâce à une légère brise qui chassait une chaleur presque étouffante qui descendait tranquillement sur la ville. À première vue, ça aurait été une journée parfaite pour s'amuser dehors avec ses enfants ou ses amis, passer du bon temps et cesser de travailler un petit moment. Pourtant, les gens ne semblaient pas de cet avis, tous à rester dans le noir et rares étaient ceux qui se montraient le bout du nez, les volets fermés, restant dans leurs sombres pensées. Pourquoi tant de peur? Pourquoi tant de solitude? Depuis l'arrivée du Lord Beckett, les comdamnations s'étaient multipliés; vieux, jeunes, femmes et hommes, tous ceux qui étaient soupçonnés d'un lien, même petit et ridicule, avec la piraterie ou autres manquements à la loi.

Certains n'avaient d'autres choix que de se soumettre à ces décisions, sinon c'était la mort. James Norrington était de ceux là, vivant chaque seconde avec la peur de devenir une autre fois quelqu'un de débauché et sans aucun but. Mais, est-ce que cette vie de service est vraiment quelque chose de mieux? Oui, il avait retrouvé sa vie d'avant; bien payé, bien placé, bien respecté, mais ce n'était plus pareil. Lord Cutler Beckett était totalement différent du Gouverneur Swann, sa vision de la vie était différente, ses décisions étaient 10 fois plus sévères, et aucun relachement face à la loi n'était accepté. Ce nouveau poste d'amiral était exigeant et sa conscience le grugeait sans cesse, evitant de se rendre dans le bureau du Lord comme il le pouvait, puisqu'il ne se sentait jamais totalement à l'aise face à lui.

Ce matin là, la jolie toile qui se dessinait à l'horizon l'avait attiré, voulant profiter du nouveau soleil qui se levait, celui que beaucoup de gens manqueraient, quel gaspillage! Son humeur était léger, presque absent. Il tentait par tous les moyens de se vider l'esprit, de se changer les idées, cela faisait un moment qu'il n'avait pas été sur la plage pour le simple plaisir de le faire. Ces derniers mois, il avait consacré une grosse part de son temps à son poste, mais cette fois-ci, il voulait une petite pause. Il portait son uniforme d'amiral, le grand manteau bleu marin, avec du jaune canari sur le devant et des boutons dorés. Il tenait son tricorne de sa main droite, ses bottes brunes s'enfonçant doucement dans le sable. Il regardait droit devant lui, il percevait autour de lui quelques silhouettes, mais il n'y portât pas vraiment d'attention, puisqu'il ne pensait plus à personne en ce moment. Son pied se posa sur une surface solide, ce n'était pas du sable. Une voix s'éleva et il regarda au sol, une jeune femme était à genoux juste à côté, regardant le livre sur lequel il marchait.


-Pardon, je ne l'avait pas apperçu...

Il s'accroupit et prit le livre qu'il essuya avec sa manche, mais la marque ne s'effaça que partiellement. Il soupira et lui tendit, un peu honteux de savoir que la raison pour laquelle elle se souviendrait de lui était d'une trace sur son livre.
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Eleanor Montgomery

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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 4:34

Finalement, elle aurait peut-être mieux fait de ne pas sortir ce matin. Voilà qu'elle voyait son magnifique livre écrasé lamentablement sous une botte ; son petit monde s'était définitevement écroulé comme un misérable château de cartes. Et que dirait Margaret lorsqu'elle rentrerait avec l'oeuvre taché ? Elle serait sûrement très furieuse et accuserait encore sa jeune soeur de ne pas prendre soin de ses biens. Eleanor ne leva pas de suite les yeux quand la voix masculine s'excusa, mais lorsque l'homme s'accroupit et lui tendit son livre partiellement sale, elle ne put retenir un hoquet de surprise. Jamais elle n'aurait cru croiser quelqu'un comme...lui, de si bon matin, sur cette plage ! Toujours agenouillée dans le sable, elle baissa la tête.

« Seigneur ! Si j'avais su à qui je parlais, je ne me serais pas adresser à vous ainsi, je suis terriblement désolée...J'ose espérer que vous pourrez me pardonner, Amiral. »

La jeune femme avait souvent aperçu l'important personnage de loin -comme beaucoup d'autres villageois d'ailleurs- et elle s'était demandée chaque fois ce qu'elle pourrait bien dire si elle se retrouvait face à face avec l'un d'eux. Elle avait parfois imaginé qu'elle leur dirait "bonjour" poliment et qu'elle rougirait jusqu'à la racine des cheveux ; ce qui se passait en ce moment n'avait rien de bien différent sinon qu'elle s'excusait au lieu de dire "bonjour". En effet, Eleanor était rouge de honte. Elle s'était adressé comme elle l'aurait fait avec n'importe qui à un homme à qui elle ne méritait même pas de parler. Un amiral de la Marine Royale ; et elle avait osé être impatiente ! Soudain, elle fut angoissée : et s'il décidait de la traduire en justice pour...impolitesse ! Et si elle était pendue ? La pendaison, pour les pirates, c'était tout justifié, mais pour elle...! Elle s'imaginait déjà, au bout d'une corde, sa robe blanche battant au vent comme un drapeau...Non, c'était une vision trop horrible.

« Ce n'est pas de votre faute, bien sûr, c'est de la mienne, je suis tellement maladroite...Et tellement désolée ! »

Sans relever les yeux, Eleanor serra son livre contre elle. Elle espérait que ses excuses seraient acceptées et que l'amiral ne serrait pas trop sévère. En vérité, elle était prête à défendre sa cause si besoin était, quitte à devoir demander une audience avec Lord Beckett lui-même ! Oh non, pas question de se laisser faire ! Ils avaient beau être des héros à ses yeux, elle ne se laisserait pas exécuter pour une broutille. Justement, une broutille. *Eleanor, tu t'inquiètes encore une fois pour un rien.* La demoiselle osa enfin lever les yeux vers Norrington, mais elle ne savait que dire sinon se confondre de nouveau en excuses. Elle se tut donc, ce qui était toujours la meilleure chose à faire en cas d'incertitude. Margaret le lui répétait souvent, depuis longtemps, de toujours "tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler". Elle prétendait que de cette manière, on avait amplement le temps de réfléchir si nos paroles étaient utiles ou inutiles. Cette fois, Eleanor conclut que c'était inutile ; deux excuses suffisaient, une troisième aurait été de trop assurèment.

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James Norrington
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 5:42

Avoir la chance d'être respecté dans un monde en défaillance était quelque chose d'important pour l'Amiral. Il avait toujours eu une âme de "leader" et un tempéramment calme et sérieux, ce qui était parfait pour ce genre de poste. Pourtant, l'avait-il reçu pour ses capacités, ou simplement parce qu'il avait ramené le coeur ? James était un homme fier, et tout ce qu'il entreprennait, il voulait en être le fruit. Mais il n'avait pas à se plaindre, le Lord aurait très bien pu le renvoyer à Tortuga malgré les contrats, il lui en était reconnaissant dans un sens. Et maintenant, grâce à lui, les habitants portaient sur l'Amiral un regard d'admiration, ou peut-être de soumission, il ne voulait pas en arriver là, mais il n'avait aucun contrôle sur la réaction des gens. Au fond de lui, James était vraiment quelqu'un de gentil, bien sûr, il n'avait pas vraiment de pitié pour les pirates, mais c'était d'eux seuls qu'il souhaitait vraiment être craint.

La réaction d'Eleanor le surpris, et le mis quelque peu mal à l'aise. Il voulait être respecté, mais pas être vu comme quelqu'un d'aussi important et puissant que le roi. Dans un sens, cela le flatta, mais elle n'avait tout de même pas une raison valable pour faire tant de cérémonies. C'était lui qui était fautif, il n'avait pas regardé où il allait, et il avait taché son bien, il était normal qu'elle réagisse, puisque ce recueil devait lui tenir à coeur. De plus, elle n'avait pas été si impolie vis-à-vis lui, elle avait simplement demandé d'enlever son pied.


-Ne vous excusez pas, c'est moi qui aie sali votre bien, la faute retombe sur moi.

James avait toujours son visage sérieux, bien qu'il avait tout de même un air apaisé. Prendre l'air, rencontrer les gens ailleurs qu'à la place publique, cela le mettait de bonne humeur, cette matinée serait l'une des plus belles depuis des semaines. Devrait-il sourire, cela la soulagerait peut-être? Elle semblait tellement tendue, comme si elle était à 1 cheveu de se faire exécuter sur le champs, ce qui était totalement ridicule. Penser que Norrington pourrait envoyer quelqu'un à la potence pour une raison aussi futile, c'était de mal le connaître, et de porter jugement. Y avait-il vraiment des gens aussi susceptible pour envoyer quelqu'un à la mort pour une raison aussi ridicule? Si, Beckett. Ces derniers jours, il y avait eu tellement de pendaisons que s'en était louche, quelles étaient les véritables raisons? L'Amiral n'osait pas s'opposer aux ordres du Lord, il en jouait de son poste, ou même sa vie, qui sait.

Avec ses bonnes manières, James ne répondit guère à la deuxième excuse, ce serait inutile. Il prit simplement la main de la jeune femme et l'aida à se relever. Elle finit finalement par lever timidement les yeux, mais elle n'était toujours pas certaine de comment réagir, il ne partirais pas sans que la crainte qui habitait la jeune Eleanor ne soit dissipée.


-C'est un joli livre que vous avez, Mademoiselle. Un héritage?

Norrington esquissa un léger sourire, qui se dissipa tranquillement, mais sans effacer l'air dégagé qu'il projetait.
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Eleanor Montgomery

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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 6:11

Eleanor s'attendait à quelque chose de très solonel, des paroles sérieuses, peut-être même hautaines, lui disant qu'elle avait bien raison de s'excuser. En fait, peut-être pas. De près, elle se rendit compte que l'amiral était moins...enfin...il semblait plus conciliant que son supérieur. Lorsqu'il lui dit de ne pas s'excuser car c'était de sa faute, elle fut convaincue que cette impression n'était pas fausse. Norrington n'était pas l'homme prétentieux qu'elle s'était imaginé. D'ailleurs, il paraissait plus détendu, peut-être était-ce l'ambiance de cette plage qui l'apaisait ainsi ? Il l'aida alors à se relever, ce qui surprit légèrement Eleanor, mais lui prouva aussi qu'elle avait eu tort de se faire des idées sur cet homme. Il n'était pas l'amiral sans-pitié qu'elle avait cru voir jusqu'à ce jour. En un sens, c'était rassurant de le réaliser. Jamais il ne la pendrait pour une si petite chose...La demoiselle osa détailler son visage lorsqu'il s'intéressa à son livre.

« Oh...Je...Un cadeau d'anniversaire...Mes soeurs me l'ont offert il y a deux ans... »

Elle était légèrement embarrassée. En vérité, elle avait peur de s'éterniser dans ses réponses ; elle ne voulait surtout pas que l'amiral croit qu'elle désirait raconter sa vie. De plus, elle était ennuyeuse cette vie, rien de bien intéressant à raconter sinon les mésaventures pathétiques de la jeune femme catapultée dans ce monde où tout allait si vite. Des inepties sans importance qu'il valait mieux passer sous silence. Eleanor baissa les yeux vers son recueil, tombant aussitôt sur la couverture marquée. Une trace de plus ou de moins, quelle différence : l'ouvrage était déjà en mauvais état, personne ne remarquerait la différence...mis à part elle. Elle se souviendrait de ce matin pendant longtemps, et pas seulement parce que son livre avait été abîmé, mais plutôt parce qu'elle aurait eu la honte de sa vie en bégayant et rougissant devant l'amiral. Se rappelant alors que l'homme était justement toujours là, elle reporta son attention sur lui.

« Je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes histoires, amiral...Peut-être préféreriez-vous continuer votre promenade matinale...? À moins que vous soyez en route pour un rendez-vous important...? Oh...Enfin...Ça ne me concerne en aucun cas bien sûr...Je me mêle parfois trop souvent de ce qui ne me regarde pas... »

Ça y est, elle s'éternisait. La jeune femme se réprimanda intérieurement de parler autant. Puis releva aussitôt la tête. Pourquoi agissait-elle sans cesse comme une vilaine gamine ? Elle était une jeune femme après tout et n'était absolument pas impolie. Alors pourquoi avoir honte de parler ? Peut-être parce que les convenances exigeaient d'elle qu'elle n'impose pas ses babillages incessants aux autres...Oh ! Si Mme Stewart avait été là, elle aurait pu lui en apprendre encore beaucoup sur la conduite à adopter ! Hélas, elle avait péri avec les autres, lors de la traversée, et il n'en tenait qu'à Eleanor maintenant de se conduire convenablement. Elle soupira faiblement. Soumission ou simple respect ? Quelle marche à suivre devant une telle rencontre ? Elle opta pour le respect, qui semblait plus approprié dans ce cas-ci. Esquissant un faible sourire, la demoiselle se redressa un peu et tenta de se donner un air moins timide, bien que ses joues soient toujours légèrement rosées.

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James Norrington
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 19:23

Était-ce la plage ou sa personnalité? Il est vrai que certaines conditions s'appliquent lorsque nous voulons faire carrière dans l'armée, comme la marine royale. Lorsqu'ils ont une mission, ils doivent rester sérieux et sans émotions pendant leurs heures de travail, puisque s'ils s'en tiennent à leurs valeurs et leurs sentiments, leur fonction glissera entre leurs doigts et ce pourrait être un problème pour eux et les habitants. Peut-être était-ce dans ces moments que les gens les remarquaient le plus, et finissaient pas croire qu'ils étaient cruels et sans pitié pour tous ces gens qui finissaient au bout d'une corde, ou simplement en prison. Mais c'était faux, sauf exceptions, comme le Lord, qui semblait vraiment sans pitié! Sa haine envers les pirates et toutes personnes proches des pirates semblait sans fin, ce qui était malheureusement la cause de plusieurs morts, peut-être même inutiles. Avec un supérieur pareil, il était difficile d'avoir l'air un semblant conciliant, puisqu'ils n'en avaient pas vraiment le droit. Pourtant, dans son passé, lorsqu'il était commodore, James était peut-être en effet un peu rustre, ses fonctions étaient importantes pour lui, mais voir quelqu'un comme Beckett le ramenait peut-être du côté du bon sens.

Eleanor semblait encore un peu nerveuse, était-il intimidant à ce point? C'était rare que l'Amiral rencontrait les gens d'une autre façon qu'en patrouille, et encore plus rare de leur parler. Peut-être devrait-il sortir plus souvent, se fondre dans la foule, arrêter de penser à son poste quelques temps, puisque chasser les pirates demandait une concentration constante, pour ne pas en manquer un. Il posa les yeux un instant sur le livre, il semblait vieux, vu son état. Mais les anciens objets étaient souvent ceux qui avaient plus de valeur, et étaient même parfois de meilleure qualité. Il releva les yeux vers Eleanore.


-Vous avez de la chance, de nos jours les familles se dissipent, et finissent par s'oublier. Vous devez être heureuse de recevoir encore des présents pour votre anniversaire, cela signifie qu'elles ne vous oublie pas.

James se rendit compte en disant cela qu'il était incroyablement seul, cela faisait des années qu'il naviguait dans la solitude, et cela ne l'avait jamais vraiment frappé, ni même dérangé. Mais là, il se rendait compte qu'il lui manquait peut-être quelque chose, une famille, ou même un ami sincère. Était-il destiné à une vie d'indépendant lorsqu'il s'était engagé dans la Marine Royale, sous l'ordre de son père, alors qu'il avait 17 ans? Son père, sa mère, son frère et ses soeurs, il ne les avait jamais revu depuis ce jour. Norrington chassa ses réflexions, il n'était jamais revenu sur son passé, il ne commencerait pas aujourd'hui. Il regardait toujours Eleanor, qui semblait se retenir de parler.

-Je suis simplement venu profiter du soleil matinal, vous ne me dérangez aucunement, j'ai tout mon temps.

Tout son temps, pas tout à fait, mais il en avait décidé ainsi. Peut-être que Lord Beckett s'appercevrait de son absence, mais il ne s'en inquiétait pas vraiment. Il avait passé les dernières semaines à suivre ses ordres, il aurait bien le droit à quelques heures à ne pas être suivi par un troupe de soldats armés, n'attendant que ses ordres pour arrêter quelqu'un.

James reposa son chapeau sur sa tête, il remarquait que la jeune Montgomery se dégênait tranquillement, la preuve, son visage avait quasiment reprit une couleur normale, et elle se redressa, comme pour montrer qu'elle n'était pas dutout intimidée par sa présence.
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Eleanor Montgomery

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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 22 Juin - 23:21

Évidemment, elle avait fait le bon choix. Premièrement, elle se sentait déjà plus à l'aise d'être moins réservée et deuxièmement, cela représentait plus ce qu'elle était. Non, elle n'était pas une jouvencelle timide qui fondait devant les beaux officiers ; elle était une jeune femme intelligente qui savait bien se tenir. Pour s'aider dans le maintient de ce nouveau comportement, elle se remémora les enseignements de Mme Stewart. Elle se devait d'être polie, sans se ridiculiser, agir sobrement et suivre le courant ; elle agirait dans le sens de la situation. L'amiral parla alors des familles d'aujourd'hui et de la chance qu'elle avait ; il avait bien raison, mais leur passé commun avait fait en sorte qu'aujourd'hui les trois jeunes femmes se serraient les coudes peu importe la situation. Elles avaient vécus tant de choses chacune de leur côté qu'il leur était impossible d'imaginer la vie autrement. Même lorsque Katherin s'était mariée, elle avait trouvé très dur le fait de quitter la maisonnette pour aller vivre avec son homme. Les trois soeurs avaient pleuré toute une soirée en s'enlaçant.

« Oui, j'ai bien de la chance...Nous sommes très unies mes soeurs et moi depuis notre arrivée à Port Royal... »

Cela faisait déjà quatre ans. Quatre ans qu'elles se soutenaient mutuellement et évitaient de ressasser les souvenirs. Ces souvenirs qui marquaient le début d'une nouvelle vie, la vie dans les Caraïbes. Eleanor s'était imaginé un commencement plus heureux, disons une traversée sans trop d'ennuis et une arrivée calme et discrète. Au lieu de cela, c'est dans une pagaille sans nom qu'elle était arrivée ici, vêtue d'une robe qui ne lui appartenait même pas, emmitouflée dans une couverture chaude et tremblante de froid, encadrée par des officiers britanniques comme si elle était une prisonnière ou une pirate condamnée à la pendaison. Heureusement, les hommes avaient été courtois avec elle et ses soeurs, surtout lorsqu'ils avaient appris que l'homme qui les accompagnait était le capitaine Phillip Stevenson, l'un de leurs collègues en quelque sorte. La demoiselle espérait ne pas gaspiller le temps de l'amiral, qui la rassura alors en lui disant qu'il n'était que venu profiter du soleil matinal. Lui aussi alors ? Eleanor ne s'était jamais imaginée qu'il y est quelqu'un d'autre dans cette ville qui se contentait de ces petits plaisirs simples. Chaque matin ou presque, elle venait flâner ici et n'avait jamais croisé autres humains que les gardes. Mais ceux-là n'était pas très bavards, la discussion ne faisait pas partie de leurs tâches après tout...Néanmoins, la jeune femme les saluait toujours poliment, comme pour leur montrer qu'à ses yeux ils n'étaient pas que des mannequins surveillant l'océan.

Le regard de la demoiselle se posa sur le tricorne de Norrington lorsqu'il le replaça sur sa tête. Elle adorait ces chapeaux, c'était élégant. Elle avait toujours trouvé un air imposant aux gens qui les portaient. Mais maintenant que sa gêne était passée, elle ne se sentit pas plus intimidée par l'amiral ; en temps normal, si elle ne lui avait pas parlé auparavant, c'aurait été la révérence assurée pour montrer à quel point elle avait du respect. Elle baissa lentement les yeux vers le visage de l'homme et esquissa un énième sourire timide.

« Je profitais aussi de cette matinée avant de me rendre compte que les gens sont maussades ces derniers temps... »

Elle soupira faiblement puis fronça les sourcils pendant un court instant.

« Ils devraient plutôt être reconnaissants envers la justice, c'est grâce à cela qu'ils sont en sécurité... »

Son sourire revint aussitôt, comme si la minute précédente n'avait pas eu lieu.

« Pour ma part, je n'ai rien à redire ! Enfin, presque, mais ça n'a aucune importance. »

Son air joyeux s'effaça légèrement. Décidément, elle avait un don pour dire ce qu'il ne fallait pas. Voilà qu'elle disait qu'elle avait peut-être quelque chose à redire, ce qui piquait en général la curiosité des gens. Avec n'importe quel villageois, elle aurait de suite exprimé son point de vue, mais elle n'osait pas dire ce qu'elle pensait des pendaisons publiques en présence de l'amiral. Était-il satisfait de son travail ? Avoir une telle importance le rendait sûrement fier...Eleanor ne savait pas ce que l'on pouvait ressentir d'être admiré ou détesté par le peuple. En vérité, elle détestait les pirates, mais ne supportait pas de voir le jeune âge de certains pendus. Si au moins on épargnait une telle vision aux villageois, elle n'aurait jamais eu de tels examens de conscience ces derniers temps.

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James Norrington
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Sam 23 Juin - 1:21

Aparemment, la jeune Montgomery venait d'une famille de noble. Il remarquait peu à peu ses comportements issus d'une bonne éducation. Ici, à Port Royal, il y avait toutes sortes de gens. Des riches, des pauvres, des artisans comme des soldats, et chacun d'eux avait une approche différente. Ceux qui étaient plus bas dans la monarchie, se comportaient avec politesse envers leurs dirigeants, le plus qu'ils le pouvaient. On voyait bien la différence entre eux et les gens qui avaient vécu dans les règlements stricts et l'apprentissage des geste innoportunts, et les bonnes manières. Et Eleanor était de ceux là, sans aucun doute, et ses soeurs doivent faire de même. James ne connaissait rien de sa vie, mais il pouvait bien imaginer qu'elles étaient très proche, et il fut bien contente pour elles. Parcontre, elles ne venaient pas de Port Royal, ce qui l'intriguât et se risqua à demander

-Où étiez-vous avant Port Royal?

Cette question était peut-être mal placée, étant donné qu'il ne connaissait même pas son nom, et déjà il commençait les questions sur sa vie personnelle. Il regretta ses mots, mais pendant une courte durée, après tout, si elle ne voulait pas répondre, elle aurait simplement à le lui dire. Mais d'où pouvait-elle venir? L'immigration de gens était rare ces derniers temps, à moin qu'elle ne sois arrivée depuis quelques années, où Port Royal était encore une ville très populaire, et beaucoup moin dangereuse. Oui, depuis l'arrivée de Lord Beckett, les gens avaient cessé de quitter leur pays pour venir dans cette belle et grande ville, puisque la grande peur des pirates les habitait. Pourtant, le nombre de pirate n'avait pas multiplié, c'était les condamnations qui étaient en hausse, ce qui donnait aux gens l'impression que leur sécurité était toujours plus mise en jeu, alors que c'était faux. Eleanor semblait l'avoir remarqué aussi, puisqu'elle vint sur le sujet.

-En effet, les derniers jours n'ont pas été des plus heureux...

La jeune femme semblait porter un grand espoir en la justice, mais était-ce vraiment une justice? Norrington doutait toujours plus si les décisions de la juste étaient vraiment justes, voyant des gens de toutes sortes avancer à petits pas vers ce qui serait leur dernier sommeil. Des enfants, des femmes, des vieux, en quoi étaient-ils un risque pour la sécurité des habitants? C'était tout simplement incompréhensible, mais ceux qui s'opposaient finissaient presques tous de la même manière. La vision des choses de l'Amiral était cependant un danger pour sa carrière, et il ne glisserait mot de sa véritable opinion à quelqu'un puisque cela pourrait ce répandre de bouche à oreille, et même se déformer, et parvenir aux oreilles de son supérieur, et là il aurait de gros ennuis. Alors, il préféra se taire et finalement hocher de la tête, redevenu sérieux, et baisser les yeux un moment.

-Oui...J'imagine qu'ils le devraient. Mais on ne devrait pas se réjouir de la mort, même pour des hors-la-loi.

Cette réponse était courte, laissait même sous-entendre un certain désaccord, mais discret et sans danger. Il ne croyait pas que ce qu'il venait de dire se graverait dans la tête de son interlocutrice, et qu'elle irait le répéter à toute la ville. Il releva les yeux et vit qu'elle souriait, et ce qu'elle dit l'intrigua.

-Allons, ne retenez pas votre parole, à moin que ce soit quelque chose de bien grave, mais vu le sujet, je ne pense pas que ce serait un danger pour vous de le dire.

Il eu soudainement peur de ce qu'elle pourrait lui dire, il n'avait pas envie de recevoir la morale ce matin, et de se sentir coupable en sachant que ce qu'il faisait était peut-être mal. Son travail lui tenait à coeur, et ce qu'il faisait, il tentait de tout faire pour ne décevoir personne, sauf lui peut-être, mais il préférait se décevoir lui-même que de ressentir le reproche des autres.
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Dim 24 Juin - 0:04

La jeune femme espérait qu'elle était à la hauteur ; la première impression était souvent la plus importante -la plus marquante- dans ce milieu. Les gens se fiaient souvent à ce qu'ils voyaient, à la manière de parler de leur interlocuteur, à la manière d'agir. Et souvent -Mme Stewart les avait mis plusieurs fois en garde- si l'impression était mauvaise, il serait difficile de l'améliorer par la suite. La question de l'amiral la fit hésiter. Pendant un instant, elle se demanda si elle devait répondre ou changer de sujet le plus rapidement possible. Une courte réflexion et elle fut fixée : elle répondrait malgré les douloureux souvenirs. Ces souvenirs que Katherin, Margaret et elle tentaient de taire depuis leur arrivée. Elles n'avaient même jamais cherché à recontacter le capitaine Stevenson, qui s'était engagé dans la marine marchande. Elle prit une grande inspiration et baissa les yeux vers son livre.

« Je suis venue d'Angleterre il y a quatre ans sur un navire commandé par la capitaine Stevenson, avec le lieutenant Stewart, sa femme Stella et mes huit soeurs... »

Elle avait légèrement insisté sur le mot « huit ». Mentalement, elle énuméra leurs prénoms : Fanny, Katherin, Margaret, Ann, Lizabeth, Amanda, Mary et Dakota. Les deux plus jeunes avaient succombées à la fièvre -et si encore il n'y avait eu que la fièvre...Même injustes, ces deux morts auraient été plus supportables si elle n'avaient été que deux, s'il n'y avait pas eu un tel carnage par la suite...C'était du passé. Eleanor releva les yeux et inspira profondément une seconde fois, chassant la tristesse qui avait voulu s'installer dans ses iris bleus. Elle ne se serait jamais permi un tel écart de conduite ; Mme Stewart répétait toujours que les autres n'avaient pas besoin de subir notre humeur. Le chagrin et les larmes étaient réservés aux amis très proches et aux gens qui le voulaient bien. La jeune femme se concentra alors sur le sujet de l'exécution.

« Vous avez bien raison, amiral...Je ne devrais pas me réjouir de leur mort, mais les pirates n'ont ce qu'ils méritent. »

Elle fit une pause, repensant à la dernière exécution qui avait lieu pas plus tard qu'hier. Tous les jours, des pirates étaient pendus. Comme tant de fois auparavant, la jeune femme repensa à son père. Elle ne l'avait jamais vraiment connu sinon en tant que pirate : un pirate qui avait bien mérité la mort. Il ne s'était jamais préoccupé d'elle -à ce qu'elle savait- et n'avait pas hésité à repartir quand pour la première fois il avait vu sa fille. La première fois après l'avoir abandonné chez Helen. Il l'avait abandonné pour devenir un vulgaire pirate, quelle horrible destinée...Eleanor ne comprenait pas comment il avait pu choisir une telle vie. Enfin, elle se décida à continuer sur « cette chose qu'elle avait à redire ».

« La seule chose que je reproche aux autorités c'est de pendre les malfras sur la place publique. Peut-être ne pourrez-vous pas me répondre, amiral, mais...est-ce à titre d'exemple ? Le lord désire-t-il avertir les villageois de ce qu'ils risquent en s'opposant à lui ? »

Eleanor avait bien d'autres questions mais elle s'obligea à se taire. D'ailleurs, elle se demandait comment elle avait osé poser de telles questions. Tout ça ne la regardait pas, elle aurait dû se contenter de ce qu'elle savait -ces gens avaient commis un crime, c'était déjà une information suffisante. Mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Sa curiosité avait pris le dessus sur son bon sens, ce qui ne lui arrivait que très rarement. Durant un court moment, elle avait cru qu'elle avait parfaitement le droit de connaître le but visé par ces pendaisons publiques, cependant la demoiselle regrettait grandement d'avoir posé ses questions. Du moins, une partie de ses questions. Peut-être serait-elle considérée comme une petite curieuse gênante et comère qui ne cherchait qu'à répandre des rumeurs. Si elle percevait le moindre soupçon de la part de l'amiral, elle se ferait un plaisir de lui dire qu'il se trompait : ce n'était pas son cas, elle garderait ces informations pour elle, si jamais elle y avait accès.

Si Norrington ne pouvait pas lui répondre, elle n'en serait pas réellement dérangée -elle n'aurait qu'à trouver un autre moyen de savoir. Eleanor était une jeune fille déterminée, elle trouvait toujours un moyen d'avoir ce qu'elle voulait. Si les questions toutes simples ne fonctionnaient pas, ce serait autre chose. Le seul moyen qu'elle ne pourrait jamais utiliser serait l'argent. La somme qu'elle aurait pu débourser pour les réponses aurait été tout juste assez pour une syllabe...

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James Norrington
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Ven 6 Juil - 7:01

(Navré pour mon énorme retard Rolling Eyes en plus que je pars samedi pour quelques jours encore XD )

James était allé un peu trop loin, il venait de s'infiltrer dans la vie d'Eleanor et il le regrettait amèrement, voyant qu'il n'avait pas du tout posé la bonne question. Il était peut-être un homm curieux, il n'avait jamais vraiment voulu connaître la vie des gens, qu'elle fusse bonne ou mauvaise, car cela nous réservait de drôle de surprise; des réactions fortes de la part des autres, de la pitié et peut-être même un certain attachement après des révélations privées, ce qui était la pire des choses. L'amiral savait bien qu'il ne devait pas s'attacher aux gens, ne sachant jamais lequel pourrait disparaître soudainement, et cela pourrait le bouleverser et lui créer des ennuis qu'il pourrait éviter. Il écouta toutefois ce qu'elle lui répondit, étant trop tard pour annuler ce qu'il lui avait demandé. Elle ne sembla pas très à l'aise, elle aurait très bien pu ne pas répondre, ce qui aurait peut-être été la meilleure décision, puisque son passé semblait la troubler. Norrington aurait voulu se frapper d'avoir été si peu conscient de l'importance de ses mots, bien qu'elle cachait ses émotions comme elle le pouvait, il ne voulait absolument pas qu'elle se sente triste, ou en colère intérieurement, pour cause de cette question innapropriée.

L'homme se souvint de ces immigrations, qui étaient nombreuses en ce temps-là. Lorsqu'il n'était pas en mission en mer, il était parfois chargé de veiller à ce que les débarquements se passent bien. Il avait échangé quelques mots avec certains capitaines, lorsqu'elle nomma Stevenson, il chercha à se souvenir de lui. Ce nom lui disait quelque chose, mais il ne fut certainement pas une rencontre mémorable, puisqu'il ne se souvenait ni de son visage, ni de comment il l'avait connu. Il aurait très bien pu l'avoir simplement entendu dans la foule. Ensuite, elle précisa qu'elle avait fait ce voyage avec ses huit soeurs, pourquoi avait-elle insisté sur le huit? Il ne le comprit pas, peut-être y avait-il eu des problèmes, mais il ne pouvait deviner, puisqu'il ne savait pas combien d'entre-elles avaient mit pied sur terre.

Norrington ne répondit que par un faible sourire et un hochement de tête, ne voulant continuer cette conversation, voyant qu'il était allé un peu trop dans son intimité. Eleanor sembla perdue dans ses pensées quelques instants, mais elle se reprit en continuant sur l'autre sujet. Ouf! Son indiscrétion pourrait être oubliée pour au moin un moment. Son sourire se perdit, revenant à un air sérieux, pour finalement aquiesquer et répondre:


-En effet, les pirates n'ont d'autres voies que la mort...

«Mais les autres devraient être épargnés...» pensa-t-il
James pensa à la journée qui l'attendait, combien d'autres suspects devrait-il arrêter aujourd'hui? De combien de pendaisons serait-il témoin? Il préférait ne pas y penser, c'était déprimant! Il rapporta son attention sur Eleanor, qui viendrait peut-être à se décider à dire ce qu'elle pensait. En effet, elle le fit. Parcontre, il ne connaissait pas beaucoup le Lord, et celui-ci ne lui donnait que des ordres, sans nécéssairement lui dire pourquoi. Vu les valeurs importantes de Beckett, ce n'aurait pas été surprenant qu'il fasse cela pour de telles raisons.


-Je ne pourrais vous répondre, Mlle. Le Lord ne nous divulgue pas ses raisons personnelles, il nous donne seulement des ordres.

Même s'il l'avait su,, il n'aurais eu aucun droit de le citer à Eleanor, puisque c'est confidentiel et cela aurait été inconvenant de le dévoiler à un civil. Et justement, la bourgeoise commençait à aller un peu loin avec ses questions sur le gouvernement, malgré qu'il ne pouvait pas s'en plaindre, il avait insisté pour qu'elle dise ce qu'elle pensait vraiment. James aura à faire à contenir sa curiosité la prochaine fois, on ne sait jamais jusqu'à quel point la conversation pourrait mal tourner, en plus qu'il ne connaissait pas du tout cette villageoise.
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MessageSujet: Re: De bon matin sur la plage...   Mar 17 Juil - 10:41

Trouver un autre moyen semblait facile, mais au fond, elle n'avait pas réellement besoin de savoir. On ne lui dirait certainement rien et si elle se faisait trop gênante, on l'éxécuterait peut-être, avec les pirates. Personne ne protesterait puisqu'elle ne serait pas la première jeune femme pendue. Au fond, elle préférait avoir la vie sauve que de connaître à tout prix la raison des pendaisons publiques...Et, en vérité, ça ne la dérangait pas personnellement. Elle craignait plutôt pour la sécurité psychologique des enfants en compagnie de leurs mères, qui passaient là sans rien demander à personne et se retrouvaient devant de telles horreurs. Des horreurs justifiées, certes, mais cela marquait tout de même les gamins. Comme elle l'avait craint, l'amiral ne pouvait la renseigner à ce sujet. Pas parce qu'il devait garder le secret, mais plutôt parce qu'il n'en savait rien lui non plus d'après ses dires. Eleanor en doutait un peu. Sur le coup, elle eut envie de demander si l'amiral pouvait transmettre à Lord Beckett le fait que la jeune fille veuille s'entretenir avec lui. Heureusement, elle se ressaisit rapidement et s'obligea à se taire. À quoi pouvait-elle bien penser ? Elle n'était pas une lady, seulement une pauvre villageoise. Elle n'avait même pas l'avantage d'être la femme d'un soldat ! Elle n'était rien du tout aux yeux de cet homme puissant et elle avait osé penser qu'ils pourraient discuter ? Pffff...Voilà que le soleil lui grillait les neurones, décidément.

Néanmoins, elle continuait de se demander pourquoi les criminels étaient exécutés sur la place publique...Si elle avait été de nature insistante, elle aurait sûrement réitéré sa question plusieurs fois, de manières différentes, pour tenter d'obtenir des informations, mais comme elle était plutôt discrète, elle n'insista pas.

« Oh, je vois...De toute manière, peu importe les raisons de Lord Beckett, elles doivent être bonnes. »

Pour la demoiselle, cet homme était l'homme de la situation. Il avait réponses à tout et toutes ses décisions étaient justes. Naïve ? À ce sujet, sans aucun doute. Jamais elle ne pourrait croire que les pirates étaient sympathiques et encore moins que Lord Beckett faisait erreur en voulant tous les faire exécuter. Comme la conversation n'avait plus de raison de tourner autour de questions indiscrètes, Eleanor porta son attention à l'horizon, vers la mer bleue. C'était si beau ici...Malgré le fait que son Angleterre natale lui manque, la jeune fille n'aurait pas souhaité tomber ailleurs qu'ici. Le paysage y était magique et la température chaude l'enchantait : elle adorait venir courir pieds nus sur le sable chaud, comme une enfant, lorsque personne n'était présent pour la voir faire...Reprenant la chanson qu'elle chantait plus tôt, elle fredonna :

« Et puis rapidement il partit voir Eleanor
Et sonna à la porte de sa maison
Personne n'était aussi prêt qu'Eleanor
À laisser entrer Lord Thomas.

Quelles sont les nouvelles ? répéta-t-elle.
Quelles nouvelles m'apportez-vous ?
- Je suis venu t'inviter à mon mariage
Tout près de l'érable sycomore...
»

Elle s'arrêta et soupira avant de se rendre compte à quel point elle était sotte : voilà qu'elle chantait en plein discussion avec l'amiral !

« Veuillez me pardonner, je m'égare parfois lorsqu'il fait aussi beau... »

La jeune fille esquissa un faible sourire, un peu embarrassée, mais elle se sentait déjà plus à l'aise. Elle ne baissa pas les yeux, ne rougit pas stupidement et passa rapidement par-dessus l'incident. Elle s'était laissée aller un instant, point à la ligne ; cela pouvait arriver à bien des jeunes filles rêveuses...Et puis, de toute manière, elle estimait que sa voix n'était pas si horrible que ça. Cela ne devait pas être une torture insupportable que de l'entendre chanter...Pour changer de sujet, Eleanor décida d'engager de nouveau la conversation, sur un sujet qui ne mettrait personne dans l'embarras cette fois.

« Venez-vous souvent sur cette plage, amiral ? »

La réponse devait être non puisqu'elle ne l'avait jamais croisé auparavant, mais cela faisait au moins quelque chose à dire. C'était mieux que le silence ; le silence était toujours un peu gênant, personne ne savait qui parlerait en premier et personne n'osait prendre la parole de peur de couper l'autre qui déciderait de parler au même moment...Finalement le silence était plus compliqué que la conversation. Et comme la jeune fille détestait compliquer les choses, il valait mieux parler. Et tant qu'à parler, pourquoi pas de cette plage et du beau temps ? Si elle avait su qu'elle converserait avec quelq'un de...comment dire...enfin, supérieur à elle ce matin-là, elle aurait préparé quelque chose, un discours quelconque, une liste de sujets de conversation, tout pour ne pas avoir l'air idiote. Avec sa soeur Margaret, elle s'était souvent imaginé des scénarios où elle se devait de bien paraître, comme une pratique pour d'éventuelles situations comme celle qu'elle vivait présentement. Chose étrange, la jeune villageoise n'arrivait plus à se souvenir de ces nombreuses répétitions...

(HJ : Désolée pour la réponse un peu plus courte que d'habitude et aussi pour t'avoir fait attendre, je suis complètement débordée ces jours-ci >_<)

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